La grande majorité des investisseurs immobiliers québécois commencent leur parcours de la même façon : un premier plex, puis un deuxième, puis peut-être un immeuble de six ou huit logements. C’est une stratégie solide, éprouvée, et parfaitement adaptée à la réalité du marché québécois. Mais il arrive un moment, pour les investisseurs qui ont bâti une base résidentielle solide, où la question de la diversification s’impose naturellement.
Diversifier un portefeuille immobilier, c’est réduire la concentration du risque, accéder à de nouvelles sources de revenus, et exploiter des opportunités de valorisation que le résidentiel traditionnel n’offre pas toujours. En 2026, le marché immobilier québécois offre une gamme étendue de possibilités pour les investisseurs prêts à élargir leur horizon : propriétés commerciales, immeubles mixtes résidentiels-commerciaux, terrains à développer, chalets et propriétés récréatives à vocation locative, et propriétés à caractère agricole ou forestier.
Chez Frédéric Murray Properties, nous accompagnons des investisseurs qui ont choisi de penser leur patrimoine immobilier de façon plus large et plus stratégique. Ce guide vous présente les principales avenues de diversification disponibles au Québec en 2026, avec leurs avantages, leurs risques, et les conditions de marché actuelles pour chacune.
Pourquoi diversifier votre portefeuille immobilier en 2026
La diversification immobilière répond à plusieurs objectifs stratégiques qui deviennent de plus en plus pertinents à mesure que votre portefeuille prend de la valeur et que les enjeux financiers augmentent.
Le premier objectif est la réduction du risque de concentration. Un portefeuille composé exclusivement d’immeubles résidentiels locatifs dans une seule région du Québec est vulnérable aux chocs locaux de marché — une détérioration économique régionale, une hausse soudaine des taux d’inoccupation, un changement réglementaire défavorable aux propriétaires. Diversifier par type d’actif et par géographie réduit l’impact de ces chocs sur l’ensemble du portefeuille.
Le deuxième objectif est l’accès à des rendements différenciés. Certaines catégories d’actifs immobiliers offrent des profils de rendement distincts du résidentiel locatif traditionnel — des rendements potentiellement plus élevés en contrepartie d’un risque ou d’une complexité de gestion plus importants. Un investisseur capable de gérer cette complexité supplémentaire peut améliorer significativement le rendement global de son portefeuille.
Le troisième objectif est la création de synergies entre les actifs. Un investisseur qui possède à la fois des propriétés résidentielles et des locaux commerciaux dans un même secteur bénéficie d’une connaissance approfondie du marché local qui lui donne un avantage compétitif dans les deux catégories. De même, un portfolio qui combine des actifs à revenus stables et des actifs à fort potentiel de valorisation offre un équilibre entre sécurité et croissance.

Les propriétés commerciales et mixtes au Québec en 2026
L’immeuble commercial de petite et moyenne taille
Les immeubles commerciaux de petite taille — bâtiments abritant des commerces de détail, des bureaux professionnels, des cliniques médicales ou des restaurants — représentent une avenue de diversification accessible pour les investisseurs qui ont déjà une expérience solide en immobilier résidentiel.
En 2026, le marché des locaux commerciaux de proximité au Québec présente une dualité intéressante. D’un côté, les grands centres commerciaux et les artères commerciales secondaires continuent de souffrir des effets du commerce en ligne et du télétravail sur les habitudes de consommation. De l’autre, les locaux commerciaux de proximité bien situés — dans des quartiers résidentiels denses, à fort achalandage piétonnier, avec un bon accès en transport en commun — affichent des taux d’occupation élevés et des loyers stables, portés par la demande persistante pour les services de proximité : restaurants, cliniques, salons de coiffure, pharmacies indépendantes, services professionnels.
La différence fondamentale entre la gestion d’un actif commercial et d’un actif résidentiel réside dans la nature du bail. Un bail commercial est négocié librement entre le propriétaire et le locataire commercial — il n’est pas encadré par le Tribunal administratif du logement comme le bail résidentiel. Cela signifie plus de flexibilité dans la fixation des loyers et des conditions, mais aussi plus de complexité juridique dans la rédaction et la négociation des baux. Les baux commerciaux incluent typiquement des clauses de loyer de base plus des charges supplémentaires (taxes, assurances, entretien des espaces communs), des options de renouvellement, des clauses d’exclusivité et des conditions de résiliation qui n’ont pas d’équivalent dans le résidentiel.
L’immeuble mixte résidentiel-commercial
L’immeuble mixte — qui combine des unités résidentielles en étage et des locaux commerciaux au rez-de-chaussée — est particulièrement abondant dans les vieux quartiers des villes québécoises et représente une opportunité de diversification naturelle pour les investisseurs déjà familiers avec le résidentiel.
En 2026, ces propriétés offrent un profil de risque attrayant : les revenus commerciaux, généralement issus de baux plus longs (3 à 10 ans), apportent une stabilité et une prévisibilité que les baux résidentiels annuels n’offrent pas. Les revenus résidentiels, quant à eux, assurent un flux continu même si le locataire commercial fait face à des difficultés temporaires. Cette complémentarité des deux sources de revenus réduit la volatilité globale du rendement de l’actif.
L’évaluation d’un immeuble mixte en 2026 doit tenir compte séparément des deux composantes — résidentielle et commerciale — avec les méthodes d’évaluation et les taux de capitalisation appropriés à chacune. Notre équipe chez Frédéric Murray Properties travaille en étroite collaboration avec Murray Immeuble et Murray Immeubles pour accompagner les investisseurs dans l’analyse et l’acquisition de ce type d’actifs complexes.
Les propriétés récréatives et les chalets locatifs au Québec en 2026
Un marché en pleine maturation
Le marché des propriétés récréatives à vocation locative au Québec a connu une transformation profonde depuis 2020. L’explosion des plateformes de location à court terme, combinée à un appétit soutenu des Québécois pour les escapades dans la nature, a transformé un segment autrefois de niche en une catégorie d’investissement immobilier à part entière, avec ses propres règles de marché, ses indicateurs de performance spécifiques, et un cadre réglementaire qui s’est considérablement structuré entre 2020 et 2026.
En 2026, les chalets et propriétés récréatives locatives bien positionnés — accès à un lac privé ou semi-privé, équipements quatre saisons, capacité d’accueil adaptée aux groupes familiaux ou entre amis, localisation dans des zones à forte demande touristique — génèrent des revenus locatifs significatifs qui peuvent atteindre 50 000 $ à 150 000 $ annuellement pour les propriétés les mieux situées et les mieux gérées des Laurentides, de Charlevoix ou de l’Estrie.
Les conditions de succès d’un investissement récréatif en 2026
Investir dans une propriété récréative à vocation locative en 2026 n’est pas une démarche passive. Les rendements les plus élevés appartiennent aux propriétaires qui gèrent leur chalet comme une véritable entreprise d’hébergement touristique — avec une présence soignée sur les plateformes de location, une gestion professionnelle des réservations et du ménage, un entretien impeccable de la propriété, et une stratégie tarifaire dynamique qui maximise les revenus pendant les périodes de pointe.
La réglementation sur la location à court terme au Québec s’est renforcée considérablement ces dernières années. En 2026, tout exploitant de location touristique doit être enregistré auprès de Tourisme Québec, respecter les règlements municipaux applicables dans la municipalité où est située la propriété — qui peuvent limiter le nombre de nuits louables annuellement ou imposer des conditions spécifiques d’exploitation —, et déclarer correctement les revenus générés aux fins fiscales provinciales et fédérales.
Avant d’acquérir une propriété récréative avec l’intention de la louer à court terme, il est impératif de vérifier le zonage municipal, les règlements de la municipalité et ceux de tout syndicat de copropriété ou association de riverains applicable. Cette vérification, que notre équipe chez Frédéric Murray Properties réalise systématiquement dans le cadre de nos mandats d’acquisition, peut révéler des restrictions importantes qui influencent directement le potentiel locatif de la propriété.

Les terrains à développer et les propriétés à potentiel de conversion
Investir dans le foncier au Québec en 2026
L’investissement foncier — l’acquisition de terrains en vue de leur développement ou de leur revente à un promoteur — est une stratégie de diversification que les investisseurs immobiliers expérimentés intègrent parfois à leur portefeuille pour accéder à un potentiel de valorisation supérieur à celui des actifs construits.
En 2026, la rareté des terrains bien situés dans les zones urbaines et péri-urbaines du Québec continue de soutenir la valeur foncière dans les secteurs où la demande résidentielle et commerciale est forte. Les terrains zoné résidentiel en attente de développement dans les couronnes des grandes villes, les terrains commerciaux dans des secteurs en transition, et les anciennes friches industrielles dont la décontamination est en cours ou planifiée représentent des opportunités que les investisseurs qui savent lire les plans d’urbanisme et anticiper les tendances de développement peuvent transformer en gains significatifs.
L’investissement foncier présente cependant un profil de risque distinct de l’investissement dans des actifs à revenus — un terrain ne génère pas de revenus locatifs pendant la période de détention, ce qui signifie que le coût de financement et les taxes foncières représentent un coût pur jusqu’à la revente ou au développement. Cette caractéristique impose une discipline financière rigoureuse et une vision à moyen ou long terme que tous les investisseurs ne sont pas en mesure d’assumer.
Les propriétés à potentiel de conversion
Une catégorie d’actifs particulièrement intéressante en 2026 est celle des propriétés existantes dont la vocation peut être convertie pour créer de la valeur additionnelle. Au Québec, ce concept prend plusieurs formes pratiques.
La conversion d’immeubles commerciaux vacants en logements résidentiels est une tendance que de nombreuses municipalités québécoises encouragent activement en 2026, dans le contexte de la crise du logement et de la reconversion des artères commerciales en déclin. Des incitatifs fiscaux municipaux et provinciaux sont disponibles dans certaines juridictions pour faciliter ce type de conversion, et des programmes de subvention à la création de logements locatifs abordables peuvent rendre ces projets financièrement très attractifs pour les investisseurs capables de naviguer le processus réglementaire.
La subdivision de grandes propriétés résidentielles en plusieurs unités — transformation d’une grande maison unifamiliale en duplex ou triplex, ou d’un immeuble existant pour maximiser le nombre d’unités — est une autre avenue de création de valeur que les investisseurs avisés exploitent régulièrement. Cette stratégie requiert une connaissance précise des règlements de zonage municipaux et des normes de construction applicables, ainsi qu’une gestion rigoureuse des coûts de travaux pour préserver la rentabilité du projet.
Les propriétés agricoles et forestières : une diversification méconnue
Un segment peu exploré par les investisseurs immobiliers résidentiels traditionnels mais qui présente des caractéristiques d’investissement uniques au Québec en 2026 est celui des propriétés agricoles et forestières.
Les terres agricoles québécoises, encadrées par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), ont affiché une valorisation constante au cours des dernières décennies, portée par la demande alimentaire croissante et la rareté du territoire agricole de qualité. Pour un investisseur qui achète une ferme active avec un fermier locataire en place, le flux de revenus locatifs agricoles est typiquement stable et prévisible, les charges d’exploitation sont limitées, et la plus-value à long terme est soutenue par des fondamentaux solides.
Les propriétés forestières, quant à elles, offrent un profil d’investissement différent — des revenus tirés des droits de coupe, une valorisation liée à la valeur du bois sur pied, et une dimension environnementale qui prend de l’importance dans les stratégies d’investissement responsable en 2026. Certains investisseurs combinent l’acquisition de propriétés forestières avec des projets de séquestration de carbone qui génèrent des crédits carbone monnayables — une avenue encore émergente mais prometteuse dans le contexte des politiques climatiques québécoises et canadiennes.
Notre équipe chez Frédéric Murray Properties collabore avec Frédéric Murray Estates pour accompagner les investisseurs intéressés par ces catégories d’actifs atypiques, en mobilisant les expertises spécialisées nécessaires — agronomes, forestiers, spécialistes en droit agraire — pour sécuriser les transactions et maximiser la valeur des acquisitions.
Construire une stratégie de diversification cohérente en 2026
La diversification immobilière ne consiste pas à acquérir des actifs variés de façon opportuniste et désordonnée. Elle doit s’inscrire dans une stratégie cohérente qui tient compte de votre profil de risque, de votre horizon d’investissement, de vos compétences de gestion, et de vos objectifs patrimoniaux à long terme.
Une stratégie de diversification bien construite en 2026 repose sur quelques principes fondamentaux. Ne diversifiez pas dans une catégorie d’actifs que vous ne comprenez pas suffisamment — la courbe d’apprentissage de l’immobilier commercial, par exemple, est réelle et peut coûter cher si elle est négligée. Assurez-vous que chaque nouvel actif ajouté à votre portefeuille améliore réellement son profil risque-rendement global, plutôt que de simplement augmenter la complexité de gestion. Maintenez une réserve de liquidités suffisante pour absorber les périodes d’inoccupation ou les dépenses imprévues sur chaque catégorie d’actifs — les propriétés commerciales et récréatives peuvent avoir des cycles de revenu plus irréguliers que le résidentiel locatif traditionnel.
Enfin, construisez votre équipe de professionnels en conséquence. Un portefeuille diversifié requiert des expertises multiples — un comptable qui connaît les particularités fiscales de chaque type d’actif, un notaire familier avec les transactions commerciales et foncières, un gestionnaire immobilier capable de superviser des actifs de natures différentes. Notre réseau chez Frédéric Murray Properties, en collaboration avec Frédéric Murray Management pour la gestion courante et Frédéric Murray Rentals pour la dimension locative de vos propriétés diversifiées, vous donne accès à l’ensemble de ces expertises sous un même toit.

Frédéric Murray Properties : votre partenaire en diversification immobilière au Québec
Élargir votre portefeuille immobilier au-delà du résidentiel traditionnel en 2026 est une décision qui peut transformer significativement votre trajectoire patrimoniale — à condition d’être abordée avec la rigueur, l’information et l’accompagnement qu’elle mérite.
Chez Frédéric Murray Properties, nous avons développé une expertise transversale qui couvre l’ensemble du spectre immobilier québécois — résidentiel, commercial, mixte, récréatif, foncier et agricole. Notre capacité à analyser des opportunités complexes, à mobiliser les expertises spécialisées nécessaires et à structurer des transactions adaptées à chaque type d’actif fait de nous le partenaire idéal pour les investisseurs qui veulent penser leur patrimoine immobilier de façon plus large et plus ambitieuse.
Nous travaillons en synergie avec l’ensemble des divisions du groupe Murray — Frédéric Murray Homes pour le résidentiel familial, Frédéric Murray Estates pour les propriétés de prestige, Murray Immeubles pour les grands portefeuilles locatifs, et Frédéric Murray Management pour la gestion professionnelle de l’ensemble de vos actifs — pour vous offrir un accompagnement complet et cohérent à chaque étape de votre parcours d’investisseur.
Prenez contact avec notre équipe dès aujourd’hui pour une consultation stratégique gratuite sur vos objectifs de diversification. Votre prochain actif vous attend peut-être là où vous ne l’avez pas encore cherché.


